Prévisions météorologiques : Quelles conséquences pour l’Europe avec le possible impact d’El Niño sur l’arrivée de davantage de neige cet hiver ?

03/01/2024 0 Comments

L’influence d’El Niño sur l’hiver européen

Les conséquences possibles pour l’Europe

L’hiver européen se trouve à la croisée des cheminements climatiques alors que le retour du phénomène El Niño a été attesté en juillet par l’Organisation météorologique mondiale (OMM). À cela s’ajoute une aggravation du changement climatique due aux émissions de gaz à effet de serre anthropiques, considéré comme un double obstacle pour nos conditions atmosphériques habituelles. Selon les déclarations récentes de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), il est extrêmement probable, à hauteur de 95 %, que nous assistions à la poursuite d’un El Niño de force modérée à élevée jusqu’en février 2024.

Les spécialistes s’attendent à ce que les répercussions majeures d’El Niño ne soient palpables que l’année suivante. Or, les prédictions exactes sur l’impact direct de ce bouleversement climatique sur l’Europe demeurent compliquées, vu la complexité intrinsèque des systèmes climatiques planétaires.

Les modifications climatiques par région

  • Europe du Nord : On observe généralement un hiver clément et pluvieux au début (novembre-décembre), suivi d’une période plus rigoureuse et sèche (janvier-mars).
  • Europe du Sud : Risque d’accroissement des précipitations, rendant la région généralement plus arrosée.

Ces observations, formulées par Adam Scaife, expert en prévision à long terme du Met Office britannique, suggèrent qu’El Niño ne fait qu’augmenter les chances de tels scénarios sans les garantir. Un hiver chargé de neige pourrait donc être envisagé, mais sans certitude absolue.

Facteurs imprévisibles du climat

Nos prévisions météorologiques, bien que de plus en plus précises, restent soumises à des facteurs imprévisibles. El Niño est l’un de ces éléments qui façonnent les conditions climatiques européennes en hiver, conjointement avec d’autres influences comme les vagues atmosphériques émanant de l’Océan Atlantique ou du Pacifique. De surcroît, des phénomènes, tels que les perturbations de la stratosphère, peuvent venir chambouler les patrons habituels associés à El Niño, quel que soit son stade d’activité.

Qu’attendre de l’année 2024 ?

Les retombées d’El Niño se manifestent souvent avec un décalage temporel, entraînant des conséquences inattendues telles que des moussons et des inondations en Chine. L’année 2024 pourrait donc subir des hausses de températures et potentiellement devenir l’année la plus chaude jamais enregistrée, suivant les tendances des records de chaleur de 2016 lors du dernier grand El Niño couplées à une augmentation globale des températures due au réchauffement climatique.

L’oscillation australe El Niño (ENSO)

L’ENSO, cycle de variation des températures de surface de l’océan dans l’est-centre du Pacifique, alterne entre La Niña (phase froide), l’état neutre et El Niño (phase chaude). Ces variations n’affectent pas seulement le Pacifique mais engendrent des réactions en chaîne dans l’atmosphère mondiale, contribuant à modifier les régimes de vent et les conditions météorologiques à l’échelle globale. Les travaux de recherche indiquent aussi que le changement climatique pourrait intensifier et amplifier ces oscillations.

La compréhension de l’effet du changement climatique sur le phénomène reste partiellement énigmatique mais les chercheurs, dont Adam Scaife, s’accordent à dire que chaque El Niño est susceptible de provoquer des effets plus marqués à mesure que la planète continue de se réchauffer.

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